Guanajuato, une ville à ne pas manquer sous aucun prétexte… (Mexique) 2019


On quitte notre belle Morelia pour aller rejoindre nos amis suisses qui sont sur le chemin du retour… On décide que notre dernier rendez-vous dans les terres mexicaines se déroulera dans la ville de Guanajuato.

J’avais bien lu, j’étais bien informé, mais on s’est quand même fait avoir…

Je vous explique… Guanajuato est une ville très particulière du Mexique, la seule avec autant de tunnels. Oui, oui, des tunnels, je vous remémore que nous sommes en VR… J’avais donc lu et relu qu’il était très important de prendre la rue en périphérie du centre pour se rendre à notre camping.

À l’entrée de la ville, des guides vous suggèrent des plans de la ville « gratuitement », ensuite ils vous offrent leurs services pour vous emmener à bon port… Évidemment qu’ayant lu avant nous étions très en confiance, pas besoin d’aide pfff, on est des pros… Et c’est là que l’on se trompait, une petite erreur et paf on se retrouve dans une tunnel… C’est la merde, on stress, on ne peut absolument pas rebrousser chemin…

La vue d’un autobus de ville nous réjouit, on le suit peu importe où il va, il faut sortir de cet enfer…

Finalement sortie on voit, comme au début, des guides qui nous offrent de nous reconduire à bon port. Ok ok ok, n’importe quoi, on veut vite se sortir de ce merdier.

Prenez-les 😉 pour 100 pesos (8$ can.), ça vous facilitera définitivement la vie.

Un coup cette étape finie, on retrouve les amis, on prend une bière et on remercie la vie de ne pas avoir perdu un morceau de notre VR…

La ville fait définitivement partie de nos coups de cœur, très colorée, vivante (une ville universitaire), le charme des rues piétonnes, tout y est pour nous rendre heureux. On y restera deux semaines au final.

La vue de notre camping

La première journée sera consacré à déambuler dans les rues, relaxer sur une terrasse et se raconter nos derniers mois de voyageurs…

Funiculaire

On peut apercevoir la ville entière, ses couleurs, les clochers imposants des églises, une vue surprenante à ne pas manquer.

Le monument Pípila, qui se trouve au sommet, quant à lui, est dédié à la mémoire de ce jeune citoyen qui perdit la vie pendant la guerre d’indépendance, au moment de l’assaut de la forteresse espagnole.

L’entrée se trouve sur la gauche du Théâtre Juarez. On le prendra pour la montée et on redescendra à pied. Très bon choix, le chemin du retour est magnifique.


Adresse: départ sur la gauche du Théâtre Juarez.
Horaires: Du lundi au vendredi : 8h00 – 22h00
samedi et dimanche : 10h00 – 21h00

Prix d’entrée : Adultes : 25 pesos (1,70$ Can.)

Quelques photos de la descente…

Nos amis Pascale et Alexandre nous quitterons pour retourner vers le nord, à San Francisco en Californie.

Nous resterons encore plusieurs jours dans cette ville et nous aurons la chance de croiser une famille voyageuse avec 3 enfants avec eux, une famille qui dégage la joie de vivre. La Petite Compagnie On The Road

Nous rencontrerons aussi Michael, avec qui j’ai déjà fait une entrevue alors qu’il était en Afrique, il y a déjà quelques années et qui s’est posé ici pour quelques temps.. Voici le lien

On fera aussi la rencontre d’une famille américaine habitant l’hôtel où nous dormions dans le stationnement pour VR… Je donnerai même un cours de cuisine indienne au plus vieux, un bon moment…

Et on fera encore plusieurs visites de la ville qui nous enchante à chaque fois.

Museo Casa Diego Rivera

Comme le nom le dit si bien, le musée est consacré aux œuvres de ce grand maître, le musée est situé dans la maison d’enfance de ce dernier. On aime beaucoup la section gardée de sa demeure et certaines œuvres nous font découvrir l’artiste sous un autre angle.

Diego Rivera, né le 8 décembre 1886
 à Guanajuato (Mexique) et mort le 24 novembre 1957
 à San Ángel (un quartier aisé de Mexico), est un peintre mexicain. Bien qu’il ait tout au long de sa vie pratiqué la peinture de chevalet, Rivera est mondialement connu pour ses peintures murales, réalisées au Mexique, principalement à Mexico, et aux États-Unis. Ses peintures murales sont indissociables de ses convictions socialistes et de sa fascination pour le passé préhispanique du Mexique. (Wikipédia)

Il eut une relation tumultueuse avec l’artiste Frida Kahlo.

Site web: Museo Casa Diego Rivera
Adresse: Positos 47, esquina con Juan Valle, Col. Guanajuato Centro, C.P. 36000, Guanajuato, Guanajuato
Horaires: Du Mardi au Samedi : 10h00 – 18h30 Dimanche de 10h00 à 14h30

Prix d’entrée : Adultes : 20 pesos (1,30$ Can.) 12 ans et – Gratuit

Museo Iconográfico del Quijote

On connait tous l’histoire… Enfin les grandes lignes. Le musée contient une belle collection exclusivement consacré à Don Quichotte, héros de Cervantès, il présente environ 600 pièces de collection, des peintures, des gravures, des sculptures et des céramiques classiques ou contemporaines, esthétiques ou drolatiques, d’artistes connus – Raphaël, Dali, Pedro Coronel. Une belle visite dans ce monde imaginaire.

Site web: Museo Iconográfico del Quijote
Adresse: Positos 47, esquina con Juan Valle, Col. Guanajuato Centro, C.P. 36000, Guanajuato, Guanajuato
Horaires: Du Mardi au Samedi : 9h30 – 19h00 Dimanche de 12h00 à 19h00
Prix d’entrée : Adultes : 30 pesos (2$ Can.) 13 ans et – Gratuit

Pourquoi Quijote à Guanajuato ???

Dans la tourmente de 1936 en Europe, la guerre civile avait éclaté en Espagne. Le jeune capitaine républicain Eulalio Ferrer s’enfuyait en France: son père, reporter pour un journal local de Santander, et sa mère étaient portés disparus.

Ferrer en avait assez vu des horreurs de la guerre. À peine âgé de vingt ans, Ferrer s’est rendu dans un camp de réfugiés à Argelès-sur-Mer, en France.

Le capitaine n’avait rien : seul, désillusionné et choqué, tout ce qu’il avait dans ses poches était un paquet de cigarettes froissé. Affamé, ayant assisté à la guerre, à la mort et à des atrocités indicibles, Ferrer était au bord de la folie. Il n’y avait nulle part où aller et personne vers qui se tourner.

«Du tabac pour un livre» – Ferrer entendit soudain la voix d’un ancien garde français cherchant à échanger un livre de poche contre un paquet de cigarettes. « Le tabac! Qui a du tabac? La voix d’un soldat barbu démodé tonna à travers le camp. Le livre proposé était très petit. Ferrer hésita. Il pourrait servir d’oreiller, décida-t-il finalement, et donna au soldat son paquet de cigarettes.

Mais au lieu de mettre le petit volume sous sa tête, le jeune capitaine l’ouvrit et commença à lire. Il a dévoré le livre de bout en bout. Puis encore. Et encore. Et encore. C’était «Don Quichotte» de Miguel de Cervantes – et pour Ferrer, ce fût une lumière dans l’obscurité. « La folie de Don Quichotte est devenue une ancre pour ma propre santé mentale en temps de chaos et de troubles, et j’ai lu le livre des centaines de fois », a rappelé Ferrer plus tard.

Alors que l’obscurité de la Seconde Guerre mondiale s’abattait sur l’Europe, Ferrer s’est enfui au Mexique. Il a commencé à travailler comme journaliste à Mexico, créant rapidement sa propre entreprise de relations publiques et de médias qui a prospéré. Ferrer est devenu riche, influent et puissant; sa société avait des bureaux à Mexico, à New York et à Paris. Mais il n’a jamais oublié les années passées dans le camp de réfugiés français. « Don Quichotte m’a sauvé dans mon temps de besoin. »

 » Je me sentais comme si je devais au noble chevalier », se souvint-il. Les livres sont devenus la mission vitale de Ferrer. Il a créé des bourses d’études et des cours de littérature largement financés dans des universités mexicaines; « Le cadeau le plus précieux pour un homme pauvre est une bibliothèque, et la magie la plus puissante est des livres », avait-il l’habitude de dire.

Ferrer a commencé à collectionner des livres et des œuvres d’art mettant en vedette Don Quichotte. Bientôt, sa maison et son atelier furent remplis de peintures, de sculptures et de littérature sur Cervantes et son chevalier. Les illustrations de Don Quichotte ont débordé de tous les coins et recoins.

En 1987, Ferrer a ouvert les portes du musée Don Quichotte dans la petite ville de Guanajuato, au Mexique. Il savait qu’il devait partager le Sad Knight avec le monde.

Teatro Juárez

Le théâtre est magnifique de l’extérieur, une parfaite place pour se donner rendez-vous, pour regarder la jeunesse, les touristes, la vie qui bouge tout autour… Être assise juste là me comble totalement.

On voulait aussi le voir de l’intérieur, alors tant qu’à y entrer, aussi bien aller voir une pièce… Une troupe d’Espagne y présentait un spectacle multimédia intense, sur la thématique du petit chaperon rouge (pas du tout pour les enfants). On y passe un très bon moment et on s’extasie sur les détails de l’intérieur du théâtre…

El Callejon del Beso

Parce que l’histoire est charmante, parce que nous sommes des touristes, le temps d’une photo… Chanceux comme nous sommes nous y étions juste après une grosse pluie donc personne… Très très rare.    

 
Selon la légende locale, une famille aisée vivait dans l’un des bâtiments qui ont contribué à la création de la ruelle. Leur fille, dont la fenêtre de la chambre donnait sur la ruelle, est tombée amoureuse d’un jeune homme du mauvais côté de la voie. Le jeune homme loua la chambre dans l’immeuble en face de la sienne avec une fenêtre qui était également en face de la sienne. Ensuite, ils se rencontraient secrètement et s’embrassaient dans la petite allée. Malheureusement, le père de la jeune fille s’est rendu compte de cela et, furieux, a poignardé sa fille à mort. La plupart des récits de l’histoire se terminent là, mais certains vont un peu plus loin, affirmant que le jeune homme s’est ensuite jeté à mort dans l’allée en contrebas. Quoi qu’il en soit, leur amour tragique a changé à jamais l’identité de la ruelle.

Une ville à ne pas manquer sous aucun prétexte…

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