Tolantongo, Tula et Teotihuacán, nature et sites archéologiques… (Mexique) 2019


Nous avions très envie de nous arrêter dans la nature, de respirer le grand air, de se sentir seul au monde… Nous avons trouvé, un super spot sur le bord d’une rivière, seulement quelques personnes durant le jour, sinon seul au monde comme désiré.

On y passera une semaine, une semaine sans internet. Wow! On retrouve notre fils 😛

Gran Cañon Parque EcoAlberto, à ne pas confondre avec son voisin (à quelques kilomètres) où vous trouverez un parc d’amusement avec glissades d’eau. Ici aussi vous pouvez vous adonner à quelques activités dont une tyrolienne (on la sentait pas trop sécure), un tour en chaloupe (pas très long mais sympathique), une passerelle suspendue au-dessus de l’eau, sur le bord de la falaise duquel nous avons rebroussé chemin de peur qu’elle tombe.

Finalement le meilleur endroit est en entrant dans le parc, à gauche en descendant directement vers la rivière. Loin des activités. La seule grosse visite que nous avons eu en une semaine fut une famille mexicaine (une quinzaine de personnes). Qui sont venus pêcher dans la rivière et qui nous ont offert leur plus grosse prise… Je pense qu’ils ne croyaient pas que la petite blanche le prendrait par les ouïes (encore vivant) en disant un gros merci. Il était délicieux, mais franchement chiant avec ses écailles et ses millions de petites arêtes, mais ça, mes hommes ne s’en sont même pas rendus compte.

Tolantongo

Aucun de mes livres ne parlait de cet endroit (étrange, mais c’est pour le mieux, il y aurait beaucoup trop de monde 😉 ). Ce sont par d’autres voyageurs comme nous, que nous en avons entendu parler, et vraiment très heureux d’y avoir fait le détour. Vous y trouverez des bassins de couleur turquoise, avec une eau chaude, un pur délice.

Le chemin pour s’y rendre est magnifique. En longeant et descendant un canyon avec des virages en épingles où les freins d’un gros véhicule sont vraiment sollicités. Si, comme nous, vous dormez sur place avec votre véhicule, allez complètement à droite, en bas sur le bord de la rivière tout au fond des sites de camping, sinon vous serez collées sur des tonnes de tentes. L’endroit est très populaire (pratiquement que des mexicains) mais les lieux sont assez grands pour trouver un site pas trop encombré.

Un peu déçu à notre arrivée, on s’installe sur le bord de la rivière, mais celle-ci est grise et non bleue turquoise comme je m’y attendais (photos sur le net et les personnes qui nous en avaient parlé), on comprendra très rapidement qu’en amont, une pelle mécanique était à même la rivière en train de refaire de multiples bassins en étages. Voilà la raison de l’eau brouillée.

Site web: Tolantongo
Horaires: Tout les jours de 6h00 – 22h00
Prix d’entrée : Personne : 150 pesos (10$ Can.) (seulement $)

Tolantongo est un canyon et un groupe de grottes situées dans la municipalité de Cardonal, dans l’État de Hidalgo, au Mexique. Il est formé par la grotte principale dans laquelle coule une rivière de sources chaudes et un tunnel plus petit, d’une quinzaine de mètres environ, situés tous deux sur le même mur de canyon du même nom.

Des sources chaudes jaillissent de la grotte principale pour former une rivière, sur les rives desquelles les visiteurs posent des tentes. De plus, le lieu compte plusieurs piscines, restaurants, hôtels, épiceries et la plus grande tyrolienne de Hidalgo, à environ deux kilomètres de distance.

Il y a deux grottes principales: la première et la plus grande d’où sort le courant de la rivière et la seconde appelée « tunnel » au-dessus d’elle et dans le même mur de canyon. La plus grande grotte est classée comme une grotte karstique et a été fermée pour une courte période en 2004 en raison d’un effondrement. À l’intérieur de cette grotte, la température monte nettement et regorge de stalactites et de stalagmites

Le « tunnel » tire son nom de sa forme étroite d’environ 15 mètres de long. La température à l’intérieur est similaire à celle d’un bain de vapeur. Dans une partie, il y a une dépression remplie par un jet d’eau qui peut nager.

La rivière dans le canyon s’appelle aussi Tolantongo. Elle est d’une température agréable, colorée par les sels minéraux qu’elle collecte en traversant la montagne. L’eau provient d’une série complexe de canaux à l’intérieur de la montagne qui chauffe l’eau jusqu’à 38 degrés Celsius. Une grande partie de cette eau réside dans des niches situées sur le côté rocheux du ravin, ce qui a un effet rafraîchissant. Un autre facteur est que l’eau se mélange à de l’eau non chauffée lorsqu’elle quitte les grottes. Le résultat est principalement de l’eau chaude à l’extérieur des grottes et dans la rivière elle-même.

Wikipédia

Après notre séjour dans ce canyon, nous retournerons au parc Ecoalberto pour deux autres nuits sur le bord de la rivière, et ensuite direction Tula.

Tula

La destination est simple, nous venons ici pour voir le site archéologique de Tula.

Sur le site, nous aimons bien la marche depuis le stationnement, à travers un sentier rempli de belles variétés de cactus. Le site n’est pas très grand, mais on trouve un intérêt aux immenses sculptures représentants des guerriers célestes.

Site web: Tula
Horaires: Tous les jours de 9h00 à 17h00
Prix d’entrée : Adultes : 70 pesos (4,65$ Can.)

Les Chichimèques édifièrent leur capitale à Tula, l’ancienne Tollan, que gouverna temporairement le Acatl Topiltzin. Grand prêtre de Quetzalcóatl, cette divinité, déjà vénérée aux époques antérieures, symbolisait l’ancienne culture des hauts plateaux, la science, le calendrier, l’agriculture et toutes les connaissances nécessaires au bien-être de la société. Mais il fut séduit par Tezcatlipoca, un dieu du nord et de la guerre, qui le conduisit à la débauche et à l’impiété. Expulsé par une partie de son peuple, il dut s’enfuir, laissant son trône aux rois sacrificateurs qui se livraient à la guerre dans le but de trouver des victimes pour les sacrifices (la Guerre Fleurie).

Quetzalcóatl atteignit le pays de l’Aurore (l’Est, la côte du Golfe), où, selon certaines légendes il se sacrifia sur le bûcher pour se transformer en Étoile du Matin (Vénus), et selon d’autres, s’embarqua sur l’eau céleste en promettant de revenir un jour, pour retrouver son trône. Le mythe du retour de Quetzalcóatl eut une forte influence sur la conquête du Mexique par les Espagnols.  

Lorsque Hernán Cortés a débarqué exactement à la date prévue, il a été accueilli comme Quetzalcóatl, ce qui a facilité le début de la conquête espagnole. La légende et l’histoire s’enchevêtrent. Les Toltèques ne formaient pas une culture homogène, mais réunissaient deux traditions : l’ancienne, théocratique, originaire peut-être de Teotihuacán, et la nouvelle, celle des guerriers chichimèques, qui allait s’imposer. 

Les Toltèques, cependant, symbolisaient aux yeux des Aztèques, la civilisation, les arts et la science, l’architecture et la sculpture, que leur avait enseigné leur dieu Quetzalcóatl. Par les Toltèques se conservait le souvenir de Teotihuacán.

L’ensemble le plus important est formé par la pyramide sur laquelle se dressait le temple de Tlahuizcalpantecuhtli, l’Étoile du Matin, dont il ne reste que les « Atlantes« . Sculptures de 5 mètres de haut, en forme de guerriers célestes qui soutenaient les poutres de la toiture du temple, et quelques colonnes cylindriques en forme de serpents; la pyramide était précédée d’un vaste portique coudé, soutenu par des piliers carrés et décorés.

.bonjourmexique.com

Notre départ approche, nous quittons le Mexique et notre VR pour deux mois, le temps d’aller embrasser, câliner et partager de bons moments avec notre petite famille au Québec. (Du 25 juin au 20 août)

Nous trouvons dans la ville de Teotihuacán un terrain de camping où nous pouvons, pour 1 500 pesos (100$ Can. ) par mois, laisser notre maison mobile.

Nous arrivons quelques jours avant notre départ, question de mettre notre VR à notre goût et de bien le préparer pour les deux mois à venir… Et pour visiter le MAGNIFIQUE site de Teotihuacán.

Teotihuacán

Dès notre arrivée sur le terrain de camping, un couple de français nous fait part d’un spectacle de soir, sons et lumières sur les pyramides, ils ne prennent pas de temps à nous convaincre…

Nous visiterons donc les pyramides pour la première fois le soir. Magnifique programmation, un système d’audio-guide (un iPhone) en français (ou tout autre langue), une promenade dans les ruines avec des moments où on s’arrête et regarde à l’écran de notre iPhone pour y découvrir des scènes de reconstitution du passé. Ensuite on prend place sur des marches (petit coussin offert), juste devant la majestueuse pyramide du soleil, et là le spectacle commence, un très beau spectacle de sons et lumières directement sur la pyramide. Malgré le froid (un vent frais), on se régale du privilège que nous avons d’être là…

La visite de jour, nous montre encore plus la grandeur des lieux, nous ferons l’ascension des deux pyramides principales, celle de la lune et celle du soleil.

En la regardant d’en bas (celle du soleil), j’étais déjà fatiguée 😉 Mais finalement, elle se monte très bien, et le sentiment de grandeur est incroyable rendu en haut.

Il se dégage une énergie mystique dans ce site…

On finit la visite par la section du temple du « serpent à plumes » : Quetzalcóatl à ne pas manquer.

Teotihuacán, la ville la plus grande de l’Amérique préhispanique, qui couvrait une surface d’environ 150 km2. Le centre cérémoniel que l’on visite aujourd’hui occupe un peu plus de 4 km2. Le mot Teotihuacán veut dire « l’endroit où les Dieux furent créés », ou plus simplement « la cité des Dieux ». Les Aztèques, impressionnés par la taille de ses monuments, pensaient que seuls les dieux avaient pu construire une ville de cette dimension. Mais avant tout cela, la gent guerrière aura massacré et sacrifié en masse. Le temple du « serpent à plumes » (Quetzalcóatl) nous révèle que cet empire organisé en classes distinctes reposait sur l’armée, l’offrande de prisonniers et le sacrifice de victimes, avec des pratiques aussi cruelles que l’arrachage de leur cœur. Les dieux mexicains avaient soif de sang, conçu comme une espèce d’engrais qui fécondait leur terre.
À Teotihuacán, les sculptures représentent prioritairement des animaux. Le jaguar, animal belliqueux, est le symbole du pouvoir politique et de la fertilité. Mais le plus fameux d’entre eux dans la culture mexicaine est le serpent à plumes, à la fois incarnation de la terre et du ciel.

Les peuples préhispaniques pensaient que notre monde, ou « soleil », avait été précédé de 4 autres mondes disparus dans des cataclysmes. Le dernier, appelé « Soleil d’Eau » (Atonatiuh) ou « Soleil de Feu », aurait été détruit par une pluie de feu. Le monde actuel, placé sous le signe 4 Ollin (4 mouvement, est la date à laquelle le soleil s’est mis en mouvement), prendra fin dans des tremblements de terre. Le premier soleil fut celui de l’âge du froid et du nord, dominé par Tezcatlipoca ; le deuxième, sous le signe de Quetzalcóatl, fut le soleil des sortilèges, des vents et de l’ouest ; le troisième, dominé par Tlaloc, dieu du feu, est du sud, et le quatrième, sous le patronage de Chalchiuhtlicue, le dieu de l’eau, une divinité de l’est. Notre soleil, le cinquième, est un soleil de feu représenté parfois comme un papillon, un soleil du centre, appelé Tonatiuh.

 La pyramide du Soleil

Bâtie sur une terrasse de 350 m de côté, la pyramide du Soleil est la construction la plus importante et l’une des plus anciennes de Teotihuacán. Sa façade principale est orientée vers le point où se couche le soleil lors de son passage par le Zénith (toutes les constructions, ainsi que l’avenue des Morts, obéissent à cette norme). 
Son aspect actuel ne correspond pas à ce qu’il fût, car elle était recouverte d’une couche supplémentaire de constructions peintes et stuquées d’environ 6 m d’épaisseur qui a été en partie détruite. Elle était à l’origine composée de quatre corps reposant sur une base quadrangulaire de plus de 200 m de côté; actuellement, à la suite des reconstructions réalisées entre 1905 et 1910, cinq corps apparaissent. Elle mesure 66 m de haut, sans compter le temple qui se trouvait en sa partie supérieure et contenait une idole de pierre que l’archevêque Zumárraga, pendant la colonisation, a fait détruire. 
Elle mesure à la base 222 m x 225 m, mais sa hauteur ne devait pas dépasser 75 m lorsque le temple du sommet existait encore.

La pyramide de la Lune

Moins haute que la précédente (45,8 m), son sommet est cependant situé à la même hauteur car le sol est plus élevé à sa base. Devant s’étale une vaste place de 207,5 m x 135,5 m bordée de constructions auxquelles on accède par des escaliers (plaza de la Luna). L’importance de cette place est indiquée par le fait que l’avenue des morts ou la Voie des morts y prend naissance, mais aussi par la présence des palais situés à l’ouest où se trouvent les vestiges de magnifiques bas-reliefs et de peintures murales (palais de Quetzalpapálotl, palais des Jaguars, temple des Escargots emplumés, etc.). 

Elle se dresse dans la partie nord de la ville, sa silhouette s’apparente à celle du Cerro Gordo (grosse montagne) appelé Tenan en náhuatl, ce qui veut dire « mère ou protecteur en pierre ». C’est, après la Pyramide du Soleil, le plus grand édifice de Teotihuacán. Elle recouvre une structure plus ancienne et présente cette forme dès la période couvrant l’an 0 à l’an 200.
Entre les années 200 et 450 est venue s’ajouter la structure à quatre corps en panneau-talus, face à l’escalier qui donne sur la Chaussée des Morts. Cette structure présentait en sa partie supérieure une plate-forme où se déroulaient des cérémonies en l’honneur de Chalchiutlicue, la divinité de l’eau liée à la lune, à laquelle était dédié le temple supérieur et dont on a retrouvé une sculpture au pied de la pyramide.

C’est le temps du départ, on prend un Uber (ça fonctionne super bien au Mexique) jusqu’à notre hôtel situé à 5 kilomètres de l’aéroport, on décolle vers Montréal à 8 am le lendemain. On se revoit dans la grande ville de Mexico…

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