La ville de Oaxaca nous enchante, le « El Dia de los muertos » nous éblouit… (Mexique) 2019


On prend la route direction Oaxaca… J’ai trouvé un terrain de camping supposément génial si on se fit aux commentaires sur iOverlander. À notre arrivée, on tombe sous le charme de l’endroit, les dits commentaires étaient plus que vrais…

Un terrain superbe, une piscine à température idéale, une cuisine extérieure, des douches parfaites, des toilettes impeccables et des proprios super sympas. Il me vient une idée folle… Pourquoi ne pas rester ici un mois ou deux, finalement nous y resterons TROIS mois… Le terrain coute 5200 pesos par mois (354$ canadien donc 10$/jour) et se louer une voiture 7300 pesos par mois (500$ donc 17$/jour) alors pour un total de 27$ par jour nous pouvons profiter des environs pleinement et revenir en fin de journée profiter du domaine 😉

Ce trois mois sera rempli, je dis bien rempli de rencontres incroyables, de soupers mémorables, de visites de la région, de la découverte de la belle ville de Oaxaca en plusieurs temps, la chance de vivre le El Dia de Muertos, et l’honneur de cuisiner deux jours avec la maman de la propriétaire le vrai « mole negro »… Rafi prendra des cours d’espagnol avec la plus âgée (21 ans) des filles du proprio, nous ferons même une escapade de 10 jours sur le bord de la mer sans notre VR…

El Dia de los muertos

La raison principale de notre long séjour dans la région de Oaxaca est la fameuse semaine consacrée aux morts, j’avais envie de voir cette magnifique tradition. Un mélange de fêtes, de parades, de moments plus intenses et de recueillement sur les tombes. Nous prendrons part à quelques parades, je me laisse même tentée par un maquillage. Et nous aurons la chance d’être invités par un ami mexicain dans son village avec sa famille dans le cimetière où repose son père, sa mère et ses tantes et oncles.

Le Jour des morts (Día de los Muertos en espagnol) est une forme particulière de fête des morts typique de la culture mexicaine actuelle. Elle se distingue des autres fêtes des morts, notamment chrétiennes, par le caractère festif de certaines traditions et par la réalisation d’autels privés «altar» dédiés aux morts, couverts d’offrandes comme des objets familiers, des fleurs et de la nourriture.

Le jour des morts est une période joyeuse pour les Mexicains.

  • La période du 31 octobre au 1er novembre est consacré aux « angelitos » (enfants morts) ; des autels leur sont dédiés dès le midi du 31 octobre, et un goûter traditionnel sucré leur est offert à 19 heures
  • Le matin du 1er novembre (Jour de la Toussaint / Todos Santos) est consacré au petit-déjeuner des « angelitos ». C’est ensuite pour les défunts adultes que de nouvelles offrandes sont déposées sur les autels.
  • Le 2 novembre, lors de la commémoration des fidèles défunts, les Mexicains vont dans les cimetières en jetant des pétales de fleurs au sol et en allumant des bougies pour guider les âmes vers les tombes. Cette visite, qui a la particularité d’être festive, est l’occasion de nettoyer les tombes des défunts et de leur apporter des offrandes, notamment de fleurs de cempasúchil (roses d’Inde) et de la nourriture.

Les Catrina

La Catrina, appelée à l’origine « La Calavera Garbancera », est un personnage populaire de la culture mexicaine ; il s’agit d’un squelette féminin vêtu de riches habits.

Mon coup de cœur… Le cimetière de Cali, merci pour l’invitation.

Nous sommes tous d’accord pour dire que c’est une magnifique tradition, mais avec le temps et les tonnes de touristes, des fois on en perd un peu le charme… D’être invité dans ce petit village par un résident nous a donné le vrai senti de ce beau moment partagé avec les défunts. Quelle belle coutume de prendre le temps une fois par année de penser à eux, et non dans la tristesse, mais plus dans le souvenir positif, j’adore.

Les Altars

Une « ofrenda » est une collection d’objets placée sur une exposition rituelle lors de la célébration annuelle et traditionnellement mexicaine de Día de Muertos. La ofrenda, qui peut être volumineuse et complexe, est généralement créée pour une personne décédée et est destinée à l’accueillir dans le décor de l’autel (el Altar).

Dans les pantheons… (cimetières)

Mon maquillage…

Et la ville et les gens avec leurs belles décorations…

Le camping…

Les proprios sont deux frères, Paco et Pépé, les deux avec un cœur sur la main (drôle d’expression), ils veulent nous faire découvrir leur coin de pays, mais ils veulent surtout que l’on se sente bien. D’ailleurs, c’est rendu une blague ici, quand les gens arrivent, ils disent tous qu’ils vont rester deux ou trois jours… On leur répond : « Ha! Super, on s’en reparle dans deux semaines ». Tout le monde s’accroche les pieds, on est vraiment trop bien. Trois mois plus tôt à notre arrivée, nous étions trois (VR)… Maintenant près d’une dizaine…

Pour nous faire apprécier leur culture, durant notre lonnnnng séjour, nous aurons droit à quelques fêtes organisées par les proprios et leurs femmes, nous aurons aussi plusieurs soupers communautaires réalisés par nul autre que moi ;P

Teatro Macedonio Alcala

Durant notre séjour, une troupe de Hongrie s’y produisait sur scène avec le ballet de Don Juan et Carmina Burana. La première partie nous déçoit un peu, disons que le Don Juan, bien que très bon danseur, manquait de sex-appeal 😉 Par contre la deuxième partie (Carmina Burana) fut magnifique et intense, une belle façon de visiter l’intérieur de ce beau théâtre…

En 1903, ils commencèrent les plans de construction qui se terminèrent six ans plus tard, en 1909. Le théâtre Macedonio Alcalá commença à être construit le 4 août 1904, sur les instructions de l’ingénieur Rodolfo Franco Larrainzar , ingénieur du gouvernement de l’État de cette période.

L’inauguration a eu lieu le 5 septembre 1909, faisant de ce théâtre un bel exemple de l’architecture moderniste d’influences françaises, caractéristique du Porfiriato. C’était à l’origine un théâtre de casino, appelé Luis Mier y Terán . Plus tard, il fut renommé Général Jesus Carranza, à l’époque de la révolution.

C’est dans les années trente que Macedonio Alcalá a finalement été nommé en l’honneur du musicien et compositeur mexicain du XIXe siècle, auteur de la valse « Dieu ne meurt jamais », en plus de la tenue de pièces de théâtre consacrées aux combats de boxe et aux fonctions de film, jusqu’au remodelage de la fin des années 90, à la suite du tremblement de terre de 1999 , qui n’était réservé qu’à des fins culturelles. Après ce remodelage, il a ouvert ses portes en 2004.

(Wikipédia)

Pantheon General

Une petite visite le temps de quelques photos…

Centro Cultural San Pablo

La cour intérieure vaut à elle seule la visite, de plus le musée est agréable mais petit, la bibliothèque est moderne et magnifique…

Museo de las Culturas de Oaxaca, Santo Domingo

Un musée à ne pas manquer, pas juste pour la collection mais aussi pour la belle architecture et pour la magnifique vue sur le jardin de cactus depuis les fenêtres du deuxième étage.

Il est situé dans l’ancien couvent dominicain de Santo-Domingo construit au XVIIe siècle et qui a été effectif jusqu’au XVIIIe siècle. Plus tard, il a été utilisé comme caserne militaire. Dans le but de rendre son ancienne splendeur, la propriété a subi quatre années de restauration de ses voûtes, aplaties et décorées en or avec des investissements d’initiative fédéraux, étatiques et privés. 

Le musée des cultures d’Oaxaca , auquel appartient le centre culturel de Saint-Domingue, conserve des pièces archéologiques découvertes lors des fouilles de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire , les joyaux de la tombe 7 de Monte Albán , la bibliothèque Fray Francisco de Burgoa qui conserve la collection bibliographique d’environ 24 000 volumes anciens, dont onze incunables ; l’Hémérothèque Néstor Sánchez H., dont les informations datent de 1864 à nos jours. Le Centre dispose également de salles d’expositions temporaires, d’ateliers, d’un auditorium pour 120 personnes dans un cadre d’une grande beauté architecturale. À côté du centre culturel se trouve le temple de Santo Domingo de Guzmán (Oaxaca), qui fonctionne toujours comme une église. 

(Wikipédia)

Le street art de Oaxaca

Monte Albán

Une belle visite sur le grand site archéologique de Monte Albán. Il fait beau, il fait chaud, et le lieu est très agréable.

Monte Albán est situé à 2 000 m. d’altitude à 9 km d’Oaxaca.

Ceux qui ont bâti Monte Albán ont choisi le site pour sa position stratégique et surtout pour une signification religieuse assez universelle : plus près du ciel, plus près des dieux. Le travail fut titanesque puisqu’ils n’hésitèrent pas à raser sur plusieurs hectares le sommet d’une colline. 
Les prêtres, les princes et les dieux se partagèrent la terrasse ainsi créée. Bien plus tard, lorsque Monte Albán et les autres cités mexicaines s’éteindront brusquement sans qu’il soit possible d’expliquer cette décadence, les Mixtèques reviendront sur le site abandonné par les Zapotèques et en feront leur cimetière royal, transformant ce qui avait été une cité sainte en une cité des Morts.

bonjour Mexique

Site web: Monte Alban

Horaires: Tous les jours : 8h00 – 18h00 

Prix d’entrée : Adultes : 75 pesos (5,05$ Can.) Enfant 13 ans – Gratuit

Mitla

Beaucoup plus petit que Monte Albán, elle vaut quand même le détour… Le charme se trouve dans les frises géométriques, unique à l’endroit. On peut aussi descendre dans une des tombes… Un peu morbide.

Mitla était une cité précolombienne occupée par les Zapotèques et par les Mixtèques  Son nom lui vient de «Mictlan», qui signifie «lieu des morts» en nahuatl. Les Zapotèques l’appelaient «Lyobaa», ce qui signifie «Lieu du repos». Le site est connu depuis sa description par le père Francisco de Burgoa au XVIIe siècle. 

Son architecture est caractérisée par des frises géométriques constituées de pierres façonnées et assemblées avec une grande précision (près de 100 000 pour le seul Patio des Grecques). Le tuf volcanique local était particulièrement approprié à ce travail minutieux. Selon certains, ces mosaïques pourraient symboliser l’image du Serpent à Plumes. D’autres sont plutôt d’avis que ces motifs identifieraient des lignages. Un travail de restauration a débuté il y a quelques années. Depuis un accès sous terre, on peut voir dans le deuxième quadrilatère deux tombes, dont l’une abrite la «colonne de la vie». La légende voudrait qu’en l’enserrant de ses bras, on puisse savoir combien d’années il vous reste à vivre.

(Wikipédia)

Site web: Mitla

Horaires: Tous les jours : 8h00 – 17h00 

Prix d’entrée : Adultes : 70 pesos (4,75$ Can.) Enfant 13 ans – Gratuit

(Wikipédia)

Je vous laisse avec quelques photos prises dans la magnifique ville de Oaxaca, une ville où vous avez plusieurs chances de voir une manifestation ou une parade… Qu’elles soient pour la sauvegarde du maïs organique ou pour de meilleures conditions de travail ou tout simplement parce qu’il y a une fête.

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