Les environs de Oaxaca, encore plein de belles découvertes… (Mexique 2019)


Les trois mois de sédentarité nous ont permis de visiter la ville, bien sûr, mais aussi les environs, on prendra même deux semaines sur le bord de la mer sans notre VR ( en voiture de location et en Airbnb) comme dans le bon vieux temps 😉

El Tule

El Tule est le village le plus près de notre terrain (5 minutes en vélo). C’est ici que l’on vient acheter nos fruits et légumes (j’adore ma petite madame) et que l’on fait notre buanderie, on trouve la parfaite lavanderia…

La petite et charmante ville de El Tule a pour plus grande attraction son arbre gigantesque.

Il mesure 41 mètres de haut et une circonférence de 42 mètres. Son diamètre, mesuré à 1,5 m de hauteur, fait 14,4 mètres. Son âge précis est inconnu. Les estimations vont de 1200 à 3000 ans.

Une légende locale Zapotèque prétend qu’il a été planté il y environ 1400 ans par Pechocha, un prêtre d’Ehecatl, le dieu du vent des Aztèques; le fait qu’il se trouve sur un site sacré, occupé plus tard par une église catholique, tendrait à renforcer cette légende.

L’arbre est surnommé l’«Arbre de la Vie» en raison de toutes les représentations d’animaux qui sont censées être visibles sur son tronc noueux.

Le coût pour voir l’arbre de plus près est de 10 pesos (0,70 $ can.). C’est très peu, mais sincèrement vraiment plus joli de loin…

Hierve el Agua

Hierve el Agua est une formation géologique particulière. Elle est située à environ 70 kilomètres à l’est de la ville de Oaxaca. La piste de terre qui permet de l’atteindre part de Mitla. Il s’agit de deux cascades pétrifiées de couleur blanche. Ces formations géologiques ont été créées par des sources dont l’eau est sursaturée en carbonate de calcium et autres minéraux. Lorsque l’eau arrive à la surface, l’excès de minéraux est déposé. Le mécanisme de formation est identique à celui de la formation des stalactites dans une grotte. Une des cascades appelée « cascada chica » a été artificiellement aménagée pour permettre la baignade dans deux bassins dont les murs sont entièrement recouvert par le dépôt naturel de sels minéraux.

L’endroit vaut le détour, mais pour ceux qui, comme nous, ont vu Pamukkale en Turquie, c’est définitivement moins impressionnant. Le conseil que je vous offre est d’arriver tôt (il est possible de dormir sur place avec votre VR) pour profiter de l’endroit avant l’arrivé de tous les touristes. Autre conseil, si vous avez de jeunes enfants (qui courent partout) soyez extrêmement vigilant, aucune protection et certains endroits peuvent être très glissants.

San Agustin Etla (Centro de las Artes)

Il n’y a pas tant à visiter, mais le charme de l’endroit fait immédiatement son effet, les petites rues en montée toutes faites de pierres, nous étions totalement seul avec nos amis Bryan et Liesl, un bel après-midi. Le centre d’art est le premier centre d’art écologique en Amérique latine. Installé dans une ancienne usine de tissus, l’endroit est très photogénique. Il est engagé dans la formation, la création et l’expérimentation artistique; aussi, dans son rôle d’espace public. La CASA a ouvert ses portes au public le 21 mars 2006.

Tlacolula (marché) Teotitlan del Valle (tapis)

Le dimanche à Tlacolula se trouve un des plus grands marchés de l’Amérique … Je me devais d’y venir faire un tour. C’est incroyable le nombre de stands, que ce soit de nourriture, de linge ou de babioles made in china… Je n’ai pas eu un coup de cœur, mais je suis contente d’être venue voir 😉

Par la suite, on reprend la route vers Teotitlan, reconnu pour ses boutique-ateliers fabricants de magnifiques tapis. On choisit (il y a en beaucoup) l’atelier référé par des amis.

La famille qui tient l’atelier « Casa Tepeyotli » est très sympathique. Nous avons droit à un cours complet de « comment sont créées les couleurs », impressionnant. Chacune d’elles sont réalisées avec des produits de la nature, rien de chimique, c’est magnifique. On passe une commande pour avoir une carpette pour notre mini salle de bain de VR. Trois semaines plus tard, nous somme ravis.

Histoire du tissage zapotèque 

Le village de Teotitlan del Valle a une longue tradition de tissage qui remonte à l’époque préhispanique. Il est connu que le peuple zapotèque de Teotitlan a rendu hommage aux Aztèques dans les produits tissés, bien que le tissage de cette époque était très différent d’aujourd’hui. Dans l’Amérique ancienne, il n’y avait pas de moutons, donc pas de laine; la plupart des tissages étaient en coton. Les outils du commerce étaient également très différents, car il n’y avait pas de roues ou de métiers à pédales dans l’ancienne Méso-Amérique . 

Avec l’arrivée des Espagnols, le processus de tissage a été révolutionné. Le rouet permettait de fabriquer le fil beaucoup plus rapidement et le métier à pédale de créer des pièces plus grandes. 

Le processus 

La plupart des tapis Zapotec sont faits de laine, avec une chaîne de coton, bien que d’autres fibres soient également utilisées à l’occasion. Il y a des pièces très spéciales qui sont tissées en lama ou en soie. 

Les tisserands de Teotitlan del Valle achètent de la laine sur le marché. Les moutons sont élevés plus haut dans les montagnes, dans la région de Mixteca Alta, où les températures sont plus froides et la laine plus épaisse. Ils lavent la laine avec une racine appelée amole (savon ou soaproot), un savon naturel qui est très amer et, selon les tisserands locaux, sert d’insecticide naturel, en éloignant les ravageurs. 

Lorsque la laine est propre et sèche, elle est cardée à la main, puis filée avec une roue qui tourne. Ensuite, elle est teinte. 

Colorants naturels 

Dans les années 1970, il y avait un retour à l’utilisation de couleurs naturelles pour la laine. Certaines des sources végétales qu’ils utilisent comprennent les soucis pour le jaune et l’orange, le lichen pour les verts, les coquilles de noix de pécan pour le brun et le mesquite pour le noir. Ceux-ci sont d’origine locale. Les couleurs achetées comprennent la cochenille pour les rouges et les violets et l’indigo pour le bleu. 

La cochenille est considérée comme la coloration la plus importante. 

La cochenille est un insecte hémiptère (Coccoidea) qui provient de l’Amérique du Sud tropicale et du Mexique. C’est un parasite sessile, qui vit sur des cactus, figuiers de Barbarie du genre Opuntia, des Andes désertiques.

Il donne une variété de tons de rouges, violets et oranges. ce colorant était très apprécié à l’époque coloniale quand il était considéré comme «l’or rouge» et exporté vers l’Europe où auparavant il n’y avait pas de bons colorants rouges permanents, il était donc très prisé. Utilisé pour colorer les uniformes de l’armée britannique les « Redcoats ». Plus tard utilisé pour les cosmétiques et les colorants alimentaires.

Notre œuvre…

Jacobo et Maria Taller

J’en avais beaucoup entendu parler, j’avais vu quelques pièces dans leur boutique au centre ville de Oaxaca. Je voulais donc voir leur immense atelier-école. Le tour avec guide (gratuit) nous donne l’info sur les couleurs naturelles (les mêmes que les tapis) utilisées seulement pour les grandes pièces. Les plus petites à prix plus acceptable pour notre portefeuille sont faites avec de la peinture latex par les étudiants. Je suis agréablement surprise d’apprendre que les 200 élèves sont nourris et logés, et ont les cours offert gratuitement en échange de leurs œuvres faites sur place et vendues aux touristes. Donc après le cours, ils peuvent s’ouvrir leur propre boutique. Le nom donné à cet art se dit : « alebrijes ». Lors de notre visite de l’atelier-école, nous avons pu voir la cuisinière en chef à l’ouvrage. Elle a servi d’inspiration pour le personnage de l’arrière-grand-mère dans le film « Coco ». On peut la voir sur une des photos qui suivent.

Jacobo Angeles (né le 14 mars 1973)  est un artisan mexicain de San Martín Tilcajete , connu pour ses figures alebrijes sculptées et peintes de manière distincte. La ville est connue pour la production de ces personnages qui sont généralement des sculptures d’animaux peints de couleurs vives et de dessins audacieux. Angeles a grandi en sculptant le bois local, le « copal ». Le travail de l’artisan s’est distingué par la peinture de motifs fins et complexes sur la peinture de base, souvent inspirés par les dessins zapotèques et autres motifs autochtones. Il travaille avec son épouse María del Carmen Mendoza chez le couple et dans l’atelier de leur ville natale. Alors que Angeles continue de créer des alebrijes, l’atelier est en grande partie fabriqué par de jeunes membres de la famille Angeles, une attraction touristique de la ville. Angeles se rend fréquemment pour promouvoir la culture alebrijes et zapotèque, en particulier aux États-Unis. Son travail a été présenté dans des lieux importants au Mexique et à l’étranger, ainsi que dans deux livres. En 2014, il a été invité au Vatican pour rencontrer le pape François et lui présenter des scènes de la nativité et des ornements d’arbres de Noël.

Ex Convento de Cuilapam de Guerrero

Sur le chemin en direction de « Jacobo et Maria », un arrêt ici s’impose. Wow! Si vous aimez les photos d’architectures, c’est le paradis. On décide de ne pas payer pour aller à l’intérieur (disons que l’on a visité plusieurs anciens couvents) et l’extérieur nous suffit amplement…

Capulalpam de Mendez

Besoin de nature, on se donne comme objectif d’aller visiter le « Pueblo Magico » de Capulalpam. Dans la montagne au nord d’Oaxaca, une route sinueuse sans fin et après 2 heures, nous y voila enfin… Par contre il pleut, alors on en fait le tour en voiture dans des rues très en pente et après une demi-heure, un peu de soleil. Nous marcherons autour de l’église pour quelques photos et la pluie qui se remet à tomber. Le village est tout petit et pour plus de 4 heures de route n’en valait peut-être pas la peine. On revient donc sur nos pas… Encore deux heures de route en montagne (la vue est quand même très belle) qui tourne et qui tourne…

Les sites archéologiques des environs…

Atzompa

Après Monte Albán, mon coup de cœur… Une belle petite montée vous attend, mais la vue en vaut le coup. On peut même voir le site de Monte Albán sur le dessus de la montagne voisine. Le site est gratuit (un plus) et nous y sommes presque seul, très agréable. J’ai cru comprendre que c’était ouvert au public depuis 2013 seulement. Peut-être la raison du gratuit… car il y a encore de la reconstruction…

Santa María Atzompa est une ville et une municipalité située dans l’état mexicain d’Oaxaca. Elle fait partie du district du Centro dans la région des Valles Centrales. La ville a été fondée entre le VIIe et le IXe siècle comme un satellite de l’ancienne ville zapotèque de Monte Albán. Depuis sa fondation, la fabrication de poteries a été une activité économique majeure et la ville est aujourd’hui connue pour ses poteries à émaillage vert (dont j’ai fait l’acquisition de quelques pièces à prix totalement ridicules, style un bol pour 2$). Cette poterie a été expédiée dans tout le Mexique et exportée aux États-Unis, mais aujourd’hui, la plupart de cette poterie est vendue localement. À partir de 2009, des fouilles ont été menées sur le site archéologique d’Atzompa, ce qui a conduit à la découverte d’un terrain de balle mésoaméricain de 45 mètres, dont il a été établi qu’il était le stade principal de Monte Albán.

(Wikipédia)

Yagul

L’endroit est charmant mais petit, je trouve personnellement le prix excessif si on compare à Monte Albán. Possibilité de monter la colline sur la droite à l’entrée, pour avoir une vue sur la ville et la vallée.

Yagul est un site archéologique situé dans la vallée de Tlacolula. Construit entre l’époque dite Monte Alban IV (700 à 1000 de notre ère) où il connut son apogée et l’époque Monte Alban V (1000 à 1521), mais qui semble avoir été occupé depuis 8000 avant notre ère, comme en témoignent les grottes et les peintures rupestres de Guilá Naquitz. Son nom signifie « vieil arbre » en Zapotèque, mais les habitants de Tlacolula l’appellent Yugul, « vieux village », ou encore Gyaag Guul.
Le site fut décrit pour la première fois par Adolfo Bandelier en 1884, puis par William Holmes en 1897, mais les premières fouilles n’eurent lieu qu’en 1953 avec Ignacio Bernal et Lorenzo Gamio.

D’après Bernal, cet ensemble, de même que celui de Mitla, semble avoir été occupé par des Cuicatèques influencés par les Mixtèques (peut-être leurs alliés) et les Zapotèques, anciens maîtres de la région.

(Wikipédia)

Site web: Yagul

Horaires: Tous les jours : 8h00 – 17h00 

Prix d’entrée : Adultes : 75 pesos (5,05$ Can.) Enfant 13 ans – Gratuit

Monte Albán

Une belle visite sur le grand site archéologique de Monte Albán. Il fait beau, il fait chaud, et le lieu est très agréable.

Monte Albán est situé à 2 000 m. d’altitude à 9 km d’Oaxaca.

Ceux qui ont bâti Monte Albán ont choisi le site pour sa position stratégique et surtout pour une signification religieuse assez universelle : plus près du ciel, plus près des dieux. Le travail fut titanesque puisqu’ils n’hésitèrent pas à raser sur plusieurs hectares le sommet d’une colline. 
Les prêtres, les princes et les dieux se partagèrent la terrasse ainsi créée. Bien plus tard, lorsque Monte Albán et les autres cités mexicaines s’éteindront brusquement sans qu’il soit possible d’expliquer cette décadence, les Mixtèques reviendront sur le site abandonné par les Zapotèques et en feront leur cimetière royal, transformant ce qui avait été une cité sainte en une cité des Morts.

bonjour Mexique

Site web: Monte Alban

Horaires: Tous les jours : 8h00 – 18h00 

Prix d’entrée : Adultes : 75 pesos (5,05$ Can.) Enfant 13 ans – Gratuit

Mitla

Beaucoup plus petit que Monte Albán, elle vaut quand même le détour… Le charme se trouve dans les frises géométriques, unique à l’endroit. On peut aussi descendre dans une des tombes… Un peu morbide.

Mitla était une cité précolombienne occupée par les Zapotèques et par les Mixtèques  Son nom lui vient de «Mictlan», qui signifie «lieu des morts» en nahuatl. Les Zapotèques l’appelaient «Lyobaa», ce qui signifie «Lieu du repos». Le site est connu depuis sa description par le père Francisco de Burgoa au XVIIe siècle. 


Son architecture est caractérisée par des frises géométriques constituées de pierres façonnées et assemblées avec une grande précision (près de 100 000 pour le seul Patio des Grecques). Le tuf volcanique local était particulièrement approprié à ce travail minutieux. Selon certains, ces mosaïques pourraient symboliser l’image du Serpent à Plumes. D’autres sont plutôt d’avis que ces motifs identifieraient des lignages. Un travail de restauration a débuté il y a quelques années. Depuis un accès sous terre, on peut voir dans le deuxième quadrilatère deux tombes, dont l’une abrite la «colonne de la vie». La légende voudrait qu’en l’enserrant de ses bras, on puisse savoir combien d’années il vous reste à vivre.

(Wikipédia)

Site web: Mitla

Horaires: Tous les jours : 8h00 – 17h00 

Prix d’entrée : Adultes : 70 pesos (4,75$ Can.) Enfant 13 ans – Gratuit

J’espère que l’article vous a plu… Le prochain sera sur notre bref séjour en bord de mer…

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2 commentaires

  1. Bonjour à vous 3 , nous sommes sur la route près du Guatemala et du Belize . Ça pourrait être cool de se rencontrer et de se faire un bon souper ! Andréa et Jean-Benoît

Répondre à Jean-Benoît Annuler la réponse.

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