Guatemala, un début difficile, mais au final, plein de belles rencontres… (Lac Atitlan) 2019-2020


Nous quittons notre Mexique adoré pour de nouvelles aventures… Notre début ne fut pas de tout repos. Voici dans les mots de mon chum notre passage aux douanes.

Zen et patient, mais pas encore assez calvaire! Notre passage du Mexique au Guatemala a été à l’image qu’on s’était fait de ces pays, va comme je te pousse et démerde-toi… Sur notre site de voyageur préféré : iOverlander, on nous disait de ne pas tenir compte des idiots avec de fausses cartes d’identité dans leur cou pour faire payer une taxe de sortie du Mexique à un ancien poste de péage désaffecté et ce à 10 kilomètres au moins de la frontière. Le type me demandait de m’arrêter, alors qu’il avait laissé passer les autos avant moi. Je l’ai tout simplement ignoré. Après ceci passé, nous savions aussi qu’il ne fallait pas tenir compte de la dizaine d’autres faux informateurs à l’arrivée à la frontière qui proposent un stationnement bien avant le réel parking. Mais quelques-uns restent collés en courant… Rendu au parking juste avant la ligne finale, trois ou quatre veulent faire l’échange de pésos en quetzals guatémaltèques, à des taux vraiment ridicules (dans le mauvais sens bien sur). Un des guides improvisés collent tout de même à mon cul lorsque je me dirige à pied vers les clôtures de l’immigration mexicaine. Encore une fois comme lors de notre entrée il y a un an à Tecate, il faut sortir du pays pour y réentrer vers le guichet de l’immigration, ce qui est loin d’être évident. J’étais seul, alors Marie et Rafi devront faire le même trajet après que j’y sois allé. Après notre sortie réglementaire, il faut prendre le pont pour passer au Guatemala. Et comme il fallait s’y attendre, l’autre bord du pont c’est encore plus un fouillis. Une foule de monde qui te regarde comme si tu étais un extraterrestre. Il y a évidemment un contrôle à passer, mais avant il y a eu le type qui te demande $7 pour fumigéner ton véhicule alors qu’il ne semble pas avoir fait les autres. Je me demande bien ce qu’il pourrait enlever de plus que ce que la rivière sous le pont a laissé passer dans le pays. Je l’envoie promener. Le guide improvisé du début est toujours là et me dit de passer sur la droite où il y a des cônes, là encore de quoi se mêle-t-il? Bref ce supposé guide (qui est en fait mexicain) m’a emmené trop loin, du genre 100 mètres plus loin que le guichet de l’immigration où j’aurais du remplir un formulaire d’entrée. Je dois donc laisser mon immense « casa rodante » (maison mobile) en plein dans l’entrée de la douane pour retourner faire mon formulaire d’immigration et ensuite aller faire, à la hauteur de mon véhicule, ma demande d’importation de véhicule et payer les droits et ce sans avoir de quetzals guatémaltèques que je dois dealer avec le changeur usuraire… Finalement, après une heure trente de foutus gauche et droite, nous voilà sur le point de passer lorsque le dernier type en uniforme me demande le reçu de fumigation… Que j’étais allé chercher sans savoir vraiment si mon véhicule était fumigéné. Merci Buddha nous sommes passé… Évidemment qu’il y a un barrage policier quelques kilomètres plus loin pour vérifier si tous les papiers sont en règle. Et bien sûr, il semble y avoir un problème. Un peu exaspéré et ayant une certaine expérience de la mentalité policière latine, je fais comme si je ne comprenais rien à son histoire et que si on m’avait laissé passer là-bas c’est que tout était en règle. Ayant arrêté, par exprès, mon immense VR sur le milieu de la route, fallait bien qu’il lâche prise car je bloquais tout le monde, alors « c’est bon va-t-en » ont été ses derniers mots… Mais là, j’aimerais avoir des quetzals pour pouvoir au moins dépenser quand j’en aurai besoin. La prochaine ville est à 15 minutes. Je me pointe à la première banque pour me faire dire que c’est à la frontière que je dois faire l’échange de devises. Merde, je décolle et on sort de ce merdier de ville où mon véhicule roule parmi une armée de touks-touks. Nous voilà dans une petite route en pleine jungle où tout ressemble à Bali sans les magnifiques sculptures de temples. L’histoire serait encore plus longue mais je finis sur une note positive, nous nous sommes arrêtés dans un endroit hyper calme et aussi en pleine jungle pour la nuit.

Ouf! il l’a pas trouvé facile 😉

L’endroit que j’avais trouvé était parfait, et la situation géographique avait été choisie pour pouvoir facilement visiter le parc aquatique Xocomil. Malheureusement pour moi, un problème de dos m’oblige à rester au lit pour quelques jours… Mes hommes eux, par contre, en profiterons pleinement le temps d’une belle journée ensoleillée.

Le parc couvre une superficie de 77 300 m³ et est conçu de manière thématique autour d’une reconstitution d’une pyramide maya.

Site web: Xocomil
Horaires: Du jeudi au dimanche 10h00 à 17h00
Prix d’entrée : Adultes : Q100 (17,35$ Can.) Enfant Q50 (8,68$ Can.)

Lac Atitlan

Après notre entrée mouvementée au Guatemala et ensuite 5 jours très calme pour s’en remettre, nous voilà sur la route vers Quetzaltenango. Partir de 614 mètres d’altitude et monter jusqu’à 3000 pour se stabiliser à 2333m à Xela (le petit nom de Quetzaltenango) fait que nous passerons une nuit au frais à près de 8°C. Nous dormirons dans le stationnement d’un hôtel chic, Le Gran Karmel, qui nous permet de rester sans frais dans leur immense parking sous garde.

Le lendemain, nous partons vers le lac Atitlan, 2 heures de route qui se terminent par une descente à pic d’au moins 1000m. Sur la compression en 1ère vitesse et avec au moins dix arrêts pour refroidir les freins. Car il n’y a aucune chance de s’en sortir si les freins cèdent. Rendu au village de San Pablo tout en bas, il ne reste que 4 kilomètres avant notre camping au bord du lac. Traverser le village se fait assez bien malgré l’étroitesse des rues. Arrivé presqu’à la fin, niet, nada, prout, schnout, la rue est bloqué pour refaire le pavé. Il y a au moins 50 cantonniers qui placent des pavés et après avoir parlé avec quelques’uns d’entre eux, il y en a pour de 4 à 12 jours avant de pouvoir passer. Alors, on doit reculer pour retourner dans l’autre sens, pour croiser un immense bus où ça passera au centimètre près et ce en pente latérale. Finalement, on prend la chance d’attendre pour voir si ça pourrait ouvrir à 6 heures le soir comme dans l’entente du contrat de pavage pour ne pas bloquer l’accès aux 3 autres villages desservis par cette route. Après avoir discuté avec une policière qui me voyait stationné dans une rue obscure et qui me dit de ne pas traîner là pour la nuit. On décide plutôt d’aller vers San Juan car, semble-t-il, un hôtel accepte qu’on puisse dormir dans leur stationnement.

Finalement, on restera dans le stationnement de cet hôtel, dont le propriétaire est d’une gentillesse exceptionnelle presque deux semaines, et oui la fameuse route n’en finit pas de finir… Après 4 jours, le proprio nous dit que l’on doit bouger pour une nuit car il y a un mariage et qu’ils ont besoin de la cour. Alors Richard part à la recherche dans les rues derrière l’hôtel et trouve un petit endroit dans une plantation de café pour y passer la nuit. En fait, le patron s’appelle Juan et il est négociant en café. Toute la journée, de petits producteurs passent avec une poche sur leur dos pour y vendre les grains récoltés sur leur terrain. Et certains sont bien curieux de savoir d’où nous venons. Une bonne façon de connaître les gens du village.

Le bon dans cette histoire, c’est que la ville de San Juan nous a beaucoup plus, très sympathique comme atmosphère et BEAUCOUP moins touristique que San Marcos…

Mirador Cerro Kaqasiiwaan (San Juan)

Une belle petite montée de 20 minutes, la vue sur le lac est magnifique et pour 10Q (2$ Can.) ça vaut le coup. Si vous regardez bien la première photo, vous y verrez un visage de coté, la montagne se nomme « The indian nose ». Il est possible d’en faire l’ascension.

Toujours en contact avec Pierre (le proprio du magnifique camping avec vue sur le lac), on lui propose de nous faire un prix pour un de ses appartements à louer. Pour nous permettre d’attendre la ré-ouverture de la route.

Une vue incroyable, je ne me lasse pas de regarder…

On se retrouve dans un appartement de luxe, alors que notre VR restera à l’hôtel à San Juan…

Puis finalement, le 23 décembre (on est arrivé le 9 décembre), la route s’ouvre et on peut s’installer jusqu’au 6 janvier dans ce coin de paradis…

Ces deux semaines seront remplies de rencontres, de soupers magnifiques, de jeux de cartes, de couchers de soleil, d’une vue splendide sur le volcan, de promenades en bateau (pour aller d’un village à l’autre), on commence à vraiment apprécier le Guatemala…

Je vous reviens sous peu avec la suite du Guatemala…. Les petits fruits de couleurs différentes dans les dernières photos, sont des grains de café tout près de la récolte. Et en train de sécher sur la dernière.

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1 commentaire

  1. Quels beaux paysages, merci de nous faire voyager avec vous.

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