Le Lac Titicaca, beaucoup plus grand que je l’imaginais… (Pérou)


Puno

Après 6h30 d’autobus depuis Cuzco, nous voilà arrivés dans la ville de Puno, sur le bord du fameux Lac Titicaca.

Il est vrai que, comme la plupart des voyageurs, nous ne sommes ici à Puno simplement que pour partir vers le Lac Titicaca. Le plan est simple, on dort une nuit, on laisse nos sacs dans une salle à cet effet à l’hôtel et on part léger pour nos quatre jours à la découverte du plus grand lac du Pérou.

Les Îles Uros

J’étais très mitigée par rapport à ces îles flottantes qui ne me semblaient qu’un attrape-touristes… Il est vrai que de prime abord, si vous faites la visite d’une demi-journée, c’est atroce, on vous fait débarquer chez des familles, qui montent comme un spectacle (plusieurs présentations par jour) de leur vie sur les îles. Et elles espèrent que vous achetiez un de leurs produits « fait sur place ». La bataille entre les îles pour avoir les bateaux de touristes est féroce. Il faut tout d’abord graisser le capitaine du bateau, offrir des encas et boissons (gratuits pour les membres de l’équipage), finalement l’expérience est assez triste.

Après toutes mes lectures, on essaie de voir les îles sous un autre angle (très cher par contre). On ira dormir dans une famille sur leur petite île. À notre grand plaisir, l’île est complètement à l’autre bout du village, la vue y est magnifique. Nous y passerons un très bon moment et la nourriture est délicieuse. Nos hôtes sont natifs des îles, c’est donc assuré qu’ils nous emmèneront en fin de journée, quand la marée de touristes sera partie, sur l’île d’un membre de leur famille pour voir comment se passe la vie sur ces îles. J’aurai même la chance de goûter au poisson fraichement pêché et cuit sur et sous des roches chaudes. On me conseille de ne pas trop en manger, car mon estomac n’est pas habitué. Évidemment, nous aurons droit au petit spectacle qui nous apprend de quelles façons ces iles sont construites et comment elles font pour flotter. Mais avec le côté amusant du père, sa présentation se fera dans une ambiance amicale et sympathique.

En fait, ce sont des îles entièrement construites avec le roseau Totora qui pousse en quantité énorme sur les hauts fonds du lac. Une épaisseur moyenne de 3 mètres de roseaux intercalés et qui doit toujours être renouvelée permet à ces îles de flotter. Elles peuvent facilement être déplacées avec la force de deux ou trois petites embarcations à moteur. Et ensuite amarrées à des pieux enfouis aux hauts fonds.

La fin de journée fut pluvieuse et dans notre petite cabane de totora, la nuit très froide, près de 0°, avec comme seul moyen de chauffage un 2 litres de Pepsi rempli d’eau chaude, une bouillotte improvisée quoi! Enfouis sous une multitude de couverture et habillés des pieds à la tête, nous sommes quand même passé au travers avec aisance…

Les Uros sont un peuple disparu peuplant anciennement des îles flottantes de la région de Puno, sur le lac Titicaca au Pérou. Ils se nommaient originellement les Kïotsuñi (abréviation des mots Qhas Qut Suñi signifiant « les gens du lac » en leur langue : l’uruquilla) ou Lupihaques(signifiant « les fils du soleil »).

Les Uros se sont éteints complètement, dans les années 1950, abandonnant leur terre de roseaux aux autochtones aymaras de Puno. Ces derniers occupent les îles flottantes à des fins touristiques, en y perpétuant les traditions Uros.

Au début des années 2000, la langue des autochtones Uros (l’uruquilla ou urukilla) ne comptait plus que deux locuteurs sur une communauté aborigène de moins de 200 personnes (parlant maintenant espagnol ou aymara). Cette langue est très proche du chipaya, au point que ces deux langues sont souvent considérées comme les deux variantes d’une même langue, l’uru-chipaya.

Indiens Uros
Installés à six kilomètres de la ville de Puno, ils vivent sur un archipel de 40 îles flottantes créées à base de totora, une sorte de roseau. De même, toutes les habitations et mobiliers sont fabriqués à partir de ce roseau.

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La vue depuis notre île.

 

Le lendemain, il faisait très beau et assez chaud, genre 23°. Nous avions réservés un hôtel pour la prochaine nuit sur l’île d’Amantani. Nous pensions que ce serait facile de passer d’Uros à Amantani, et que ce n’était pas très loin. Mais, en fait, c’était à 3 heures de bateau. Donc personne voulait nous y amener. Notre seule solution était de trouver un bateau de touristes qui s’y rendait. Avec notre hôte et son embarcation, nous avons fait la tournée des îlots touristiques pendant une bonne heure avant de trouver « le » bateau (peut-être le seul) et déjà rempli, qui se rendait à Amantani. Je crois que nous avons été assez chanceux et sans que ça ne nous coûte trop cher…

Amantani

Après au moins 3 heures de bateau (je ne pensais jamais que le lac était aussi grand), nous voilà à Amantani. L’ile est reconnu pour accueillir les touristes qui vont dormir chez l’habitant. En sortant du bateau, ce fut très amusant de voir les résidents dans leurs plus beaux habits pour recevoir les clients…

Le problème pour nous, c’est que notre hôtel était de l’autre côté de l’île. Alors en se renseignant, on nous dit de suivre le sentier… Rien de plus… Heureusement, le sentier était très bien pavé de larges pierres et le paysage magnifique. À chaque fois que l’on croisait quelqu’un, nous donnions le nom de l’hôtel et c’était toujours devant. Après 90 minutes de marche, le sentier était en descente et très rocailleux. C’est alors qu’une dame chargée de branches sur son dos vint à nous dépasser. Je lui demandai où se trouvait notre hôtel, car en hauteur, on surplombait une vallée. Elle nous montra de la main un toit à environ 500 mètres, et c’était notre hôtel. Juste à temps, quoi… Nous avons adoré notre tour de l’île, nous n’aurions peut-être pas eu cette chance si nous avions accosté devant l’hôtel…

 

 

À notre arrivée, un repas nous attendait, nous étions affamés et c’était délicieux. Par ailleurs, il fallait trouver le moyen de repartir vers Llachon, notre prochaine destination pour le lendemain… À près d’une heure de bateau… Le proprio nous disait que nous avions deux choix : reprendre la même route que nous venions de faire à pied pour rejoindre le port principal et demander à un pêcheur de nous traverser. Possible que ça ne marche pas ou de prendre un privé de chez lui et qui nous coutera la peau des fesses… Merde, on ne veut aucune de ces solutions…

C’est là que j’ai eu une idée. Durant la journée, dans la même auberge, nous avions rencontré quatre français qui faisaient un voyage hyper-organisé et qui avaient un bateau privé avec guide et tout le patatra… Pourquoi pas faire du « stop » de bateau 😉 En moins de deux, on leur demanda s’ils pouvaient nous prendre. En plus, ils allaient au même endroit que nous le lendemain matin, c’était juste parfait. La réponse fut positive, nous avons donc offert au capitaine du bateau et au guide 20 soles chacun et ce fût parfait… Merci la vie… OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

L’île d’Amantaní se trouve sur le lac Titicaca, au Pérou. De forme circulaire, elle a une superficie de 9,28 km2, et une population de 3 663 habitants répartis en 800 familles. Elle est parfois appelée « île du Kantuta », parce qu’on y trouve en abondance la Cantua buxifolia, que la Bolivie et le Pérou ont choisi comme plante-emblème.

L’île dispose de deux pics, le Pachatata (la « terre de père ») et le Pachamama (la « terre mère »), avec des ruines Inca et Tiwanaku sur leur sommet. Les collines sont en terrasses principalement travaillées à la main et plantées de blé, de quinoa, de pommes de terre et d’autres légumes.

Les temples au sommet des pics sont généralement fermés au cours de l’année. L’entrée est autorisée le 20 janvier, le jour de la fête annuelle, au cours de laquelle la population de l’île se divise en deux, chaque groupe de population rejoignant son temple respectif. Une course est alors organisée depuis chaque pic à un point situé quelque part entre les deux sommets, et un représentant de chaque groupe est choisi pour faire la course. Selon la tradition, une victoire pour Pachamama laisse présager une abondante récolte dans l’année à venir.

Comme les habitants de l’île de Taquile, les habitants d’Amantani sont aussi connus pour leurs textiles, ainsi que leurs céramiques. La plupart des habitants vivent dans des maisons de pisé. Il y a un petit centre de santé et une école sur Amantaní, certaines familles proposent des repas et l’hébergement pour les touristes. En retour, les clients sont censés apporter de la nourriture (comme le riz ou le sucre) comme un cadeau. L’île n’a pas de voitures. (Wikipédia)

Oups! Surprise lors de notre arrivé par bateau sur la pointe de Llachon… De la neige, et oui, parfois (rarement) il neige… En sandale, ça fait un peu drôle…OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Lllachon

Nous décidons de prendre ça relax et de rester trois nuits dans une famille super sympathique trouvée sur Airbnb. Dans un pavillon séparé de leur maison, trois pièces avec chacune une salle de bain privée. N’ayant pas d’autre convive, ils offrent à Rafi sa propre chambre.

Une de nos journées a été agrémentée d’une splendide marche avec notre hôte sur les terres ancestrales de sa famille. Il connait bien les plantes et arbres qui nous entourent, ça nous permet donc de faire une marche très instructive. Un 4 heures de marche en montagne avec la découverte d’un environnement pas toujours facile. Merci, Eustaquio, d’avoir pris le temps de nous faire découvrir ta région.

 

Deuxième journée, on part à la découverte du village où se tient le marché, nous sommes dimanche alors jour de grand marché. À notre arrivée, la vue de la place avec en arrière plan la neige, nous donne l’impression d’être au Tibet… Le marché n’a pas grand intérêt, mais le dépaysement est total, j’adore ce sentiment.


Et le temps file à toute vitesse, déjà le départ… Un combi jusqu’à Puno (Rick a bien hâte de voir si tous nos sacs laissés à l’hôtel sont là et en bon état 😉 ) ensuite autobus (5h30) jusqu’à Arequipa, où nous passerons nos deux dernières semaines…

 

 

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Le roseau totora et on peut voir l’épaisseur émergée de l’île.

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Capteurs solaires mais maisons sommaires…

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Roches chaudes pour cuire le poisson.

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La vieille dame de 84 ans derrière ne parlait que l’aymara.

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Catégories :Amérique, Pérou

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